segunda-feira, 27 de junho de 2011

Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince - Phillippe Souza


Antoine de Saint-Exupéry: naquit à Lyon en 1900. Après un échec à l'École Navale, il fait son service militaire dans l'aviation et devient ensuite pilote de ligne. Ses romans s'inspirent étroitement de son expérience vécue. Il assure d'abord la liaison entre Toulouse et Dakar, puis est nommé chef de « l'aéroplace » (base aérienne) de Cap Juby, dans une zone insoumise du Maroc espagnol. Courrier-Sud (1930) met en œuvre des éléments empruntés à ces deux étapes de sa carrière ; Vol de nuit (1931) est écrit à Buenos Aires, où il est directeur d'une filiale de l'Aréopostale ; Terre des hommes (1939) offre comme un bilan de ses souvenirs.
Pilote de guerre dès 1939, après un exil de plus de deux ans aux État-Unis, au cours duquel paraît le Petit Prince, Saint-Exupéry revient en France où il reprend le combaten 1943. Il disparaît au cours d'une mission de reconnaissance aérienne le 31 juillet 1943
Après sa mort, sera publié Citadelle qui, sous la forme d'une parabole, dégage les éléments d'une philosophie inspirée par l'action.
Le titre reflète sur un jeune garçon innocent qui découvre les choses plus belle dans le monde   l'amour, l'amitié et la camaraderie.
La narration de ce conte est faite à la première personne. Le narrateur se souvient qu'à l'âge de 6 ans, il aimait dessiner des "serpents boas". Il a montré ses "chefs d'œuvre aux grandes personnes" mais celles-ci lui "ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés, et de m'intéresser plutôt à la géographie, à l'histoire, au calcul et à la grammaire". Il évoque aussi son enfance solitaire, et son souhait de devenir pilote :" j'ai appris à piloter des avions. J'ai volé un peu partout dans le monde. Et la géographie, c'est exact, m'a beaucoup servi. Je savais reconnaître, du premier coup d'œil, la Chine de l'Arizona. C'est utile, si l'on est égaré pendant la nuit."J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans". Le narrateur doit poser son avion dans le désert. C'est là qu'il rencontre le Petit Prince. Ce petit bonhomme lui indique qu'il vient d'une autre planète et lui demande de lui dessiner un mouton. Puis , à force de question l'aviateur découvre que le Petit Prince vient d'une autre planète : "l’astéroïde B 612" , une planète "à peine plus grande qu'une maison!

domingo, 26 de junho de 2011

Honoré de Balzac : Les Deux poètes - Headson Rogers

C’est la partie la plus courte. Elle est située à Angoulême. David Séchard, fils d’un imprimeur, est lié d’une amitié profonde avec Lucien Chardon, jeune homme beau et lettré. Le père de David (type de l’avare rejetant le passage de génération) revend à son fils son imprimerie à des conditions très défavorables. David, qui a peu de goût pour les affaires, est proche de la ruine. Cependant, il parvient à subsister grâce au dévouement et à l’amour de sa femme, Ève, qui est la sœur de Lucien. Il recherche en secret un procédé permettant de produire du papier à faible coût et de meilleure qualité. Lucien, lui, se noue avec une femme de la noblesse, madame de Bargeton, qui voit en lui un grand talent de poète : Il lui voue un recueil de sonnets. Elle l’introduit dans sa société et s’éprend de lui. Lucien s’enfuit finalement avec sa protectrice à Paris, pour y faire carrière.
Un grand homme de province à Paris
C’est la plus longue des trois parties. Lucien, arrivé à Paris, se montre bien misérable auprès des élégants parisiens. Pauvre et peu au fait des mœurs de la capitale, il se couvre de ridicule en faisant, à l'Opéra, ses premiers pas dans le monde, et madame de Bargeton l’abandonne rapidement car elle est dans son élément. Ses tentatives pour faire publier ses livres se soldent par des échecs. Il fait alors la connaissance de d’Arthez, un philosophe libéral qui l’introduit au Cénacle, un cercle de jeunes hommes de tendances politiques et d’occupations diverses qui partagent dans une amitié parfaite une vie ascétique au service de l’art ou de la science. Lucien fréquente le Cénacle pendant un temps. Mais, trop impatient pour réussir par la voie ardue du seul travail littéraire, il cède à la tentation du journalisme, un univers corrompu dans lequel il connaît rapidement le succès. Lucien signe alors ses articles Lucien de Rubempré (du nom de jeune fille de sa mère). Il s’éprend d’une jeune actrice, Coralie, et mène une vie de luxe. Son ambition le pousse à s’intéresser à la politique et, d’un journal libéral, il passe à un journal royaliste. Cela est très mal perçu dans le milieu journalistique : ses anciens amis l’attaquent violemment, ses nouveaux collègues ne le soutiennent pas. Il est vite ruiné ; à cela s’ajoute la mort de Coralie. Lucien se résout finalement à retourner à Angoulême pour solliciter l’aide de David (à qui il avait déjà auparavant demandé plusieurs aides financières, qui lui avaient été versées à chaque fois).
Les Souffrances de l’inventeur (d’abord publié sous le titre Ève et David)
David, au bout de nombreuses expériences, est parvenu à trouver le procédé qu’il recherchait depuis longtemps ; mais les frères Cointet, concurrents de David, ont entre temps réussi à ruiner celui-ci, notamment en reprenant certaines idées de David (avec la complicité d’un espion, employé chez l’imprimeur). David est ruiné et mis en prison. Lucien, en partie responsable de cette ruine, à cause des deux grands faux billets qu’il s’était donnés, apprend cette nouvelle catastrophe et décide de se suicider. Mais, alors qu’il allait se noyer, un mystérieux abbé espagnol, Carlos Herrera, apparaît, et l’en empêche. Il lui offre des flots d’argent, la réussite et la vengeance, à condition qu’il lui obéisse aveuglément. Lucien accepte ce pacte. Il envoie alors à David la somme nécessaire pour qu’il puisse sortir de prison et part pour Paris avec ce prêtre étrange.
David parvient alors à un accord avec les Cointet, qui exploitent son invention. David et Ève se retirent à la campagne, dans le petit village de Marsac, pour y vivre simplement, mais aisément.

Albert Camus : L'étranger – Maina Salén Pereira

Né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie, Albert Camus est Fils d’une famille pauvre française. Il a perdu son père dans la bataille de la Marne dans la première guèrre mondiale en 1914. De son père, il ne connaître pas qu’une photographie.
Il sera élevé par sa mère, dans un appartement pauvre d’un quartier populaire d’Alger.  Sa mère, d’origine espagnole, sourde et analphabète, fait des ménages pour nourrir ses deux fils, Lucien et Albert. Camus a grandi dans un environement pauvre à Argel. Néanmoins la pauvretè, Camus a eu une enfance heureuse grâce aux beautés des plages mediterranées.
Encouragé par ses professeurs, Jean Grenier (qui lui fera découvri Nietzche) et Louis Germain (qui lui dédiera son discours de prix nobel en 1957), Albert Camus a réussi faire ses études. Il déclare dans celui-ci un mot qui restera célebre : “Ma patrie, c’est la langue française”.
En 1934, il se marie avec Simone Hié, mais ils se séparont deux ans plus tard. À la même époque, il s’est engagé au parti communiste de la France. Il présente un diplôme d’étude supérieures sur les rapports de l’hellénisme et du christianisme, mais la tuberculose l’empêchera de passer l’agrégation de philosophie.
À cette époque là, il avait déjà la passion pour le théâtre et fonde la troupe de L’Équipe. Plus tard, Camus quitte le parti communiste et  se marie avec Francine Faure. Ils s’installent à Paris, où il a débuté à écrire pour le journal de gauche “ Combat”, s’engajant à la résistence française dans la deuxième guerre. Camus continuera à militer en faveur des victimes de la lutte pour la liberté, et devient rédacteur en chef du journal Combat.
En 1942, Il a publié L’Étranger, roman qui fait partie de “ le cycle de l’absurde”. L’Étranger a été traduit en quarante langues et une adaptation cinématographique a été realisée par Luchino Visconti.
Journaliste, militant de la résistance, essayiste, romancier et acteur dramatique, Camus se consacrera de plus en plus à sa carrière d’écrivain ; il reçoit le prix Nobel de la littérature en 1957. Cette carrière s’est trouvée prématurément brisée, en 1960, par l’accident d’automobile que coûta la vie à Camus.
Résumé général de L'Étranger
Meursault, le narrateur, est un jeune et modeste employé de bureau, à Alger. Le protagoniste reçoit un télégramme lui annonçant que sa mère vient de mourir. Il se rend à l’asile de vieillards de Marengo et assiste à la mise en bière et aux funérailles sans prendre l'attitude de circonstance que l'on attend d'un fils endeuillé.
En se reveillant, il a decidé de se baigner. Il est allé s’est bagné au bord de la mer. Dans l'eau, il a retrouvé Marie Cardona, une ancienne dactylo de son bureau . Ils ont fixé un rendez-vous le soir. Ils sont allés au cinéma, ensuite Marie est allée chez Meursault. Le jours prochain, il a passé beaucoup de temps en regardant, à la fenêtre, les gens qui étaient dans la rue.
Plus tard, il rencontre Raymond Sintès (un voisin de palier) qui l'invite à la plage. Ce dernier est souteneur et s'est montré brutal avec sa maîtresse mauresque, il craint des représailles. Sur la plage, ils croisent trois hommes dont l'un est le frère de la jeune femme. Une bagarre éclate. Peu de temps après, Meursault, accablé par la chaleur et la lumière, marche seul sur la plage et rencontre à nouveau l'un des hommes près d'une source de fraîcheur. L’Arabe - qui restera anonyme - sort son couteau, Meursault serre le revolver que Raymond lui a laissé. Abruti par la chaleur et la luminosité agressive de l'après-midi, ébloui par le reflet du soleil sur le couteau, Meursault tire une fois, tuant l’Arabe. Puis, quatre fois de plus, comme pour mettre fin à une existence heureuse. Ensuite il refuse de mentir à son procès et est condamné à la mort.
“O estrangeiro é a figura emblemática que se sente estranha a si mesma e a suas origens, mas não consegue se desligar desse universo do qual brotou sua consciência de estranhamento.”
(Manuel da Costa Pinto) 
Le roman L’Étranger (paru en 1942), fait partie du “ cicle de l’absurde” , une trilogie que comprend aussi l’essai  Le mythe de Sisyphe et la pièce de théâtre Caligula.
L’Étranger, c’est un roman à la première personne. Le romancier s’efface totalement derrière un personnage principal qui fait office de narrateur. Le titre faire rapport a le personnage principal ‘Meursault’, car il est étranger à la société dans laquelle il vit. Il se comporte comme si la vie n’avait pas de sens, Meursault est indifférent dans la société, il est un étranger dans le monde et le monde, n’avait pas de sens. Il retrace son existence médiocre, limitée au déroulement mécanique de gestes quotidiens et à la quête instinctive de sensations élémentaires.
La couverture du livre, montré un homme qui a resté seul. C’est-a-dire, la vie a repris son cours monotone et banal. La quatrième de couverture, c’est un extrait de la page 163 et 164 du roman, qui parle sur le jugement de Meursault, quand il est condamné à la mort.
Le roman est divisée en deux partie: Dans la première partie, il y a 6 chapitre, que commence quand Meursault est appelé à l’asile où sa mère vient de mourir. On peut constater ça dans l'extrait suivant:
« Aujourd’hui, mamam est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai  reçu un télégramme de l’asile (Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués). Cela ne veut rien dire. c’était peut-être hier ».(page 9)
C’est partie est fini, quand Meursault a tiré quatre balles sur le corps inerte de l’Arabe.
« Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur en corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’est comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur. » (page 95)
La deuxième partie a 5 chapitre, que parle sur les interrogations par le juge d’instruction, jusqu’au momment qu’il est en train de mourrir.
« (...) devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine". » (Page 186)
Meursault mène une vie monotone: tous les matin il va au bureaux où il travail, à midi il déjeune au restaurant de son ami Celeste, l'après midi il retourne au bureaux et à la fin de l'après-midi il rentre chez lui. Ça se répete tous le jours de la semaine. En plus, Meursault est corformé et indiferent aux choses du monde, ça veut dire qu'il ne se consterne pour rien, ni quand il a su de la morte de sa mère. On peut constater ça au début du roman.
Nous voyons comment il était indifférent à l'égard des sentiments. Il se sent comme un étranger dans la societé. Il ne croit pas en Dieu et trouve que ça c’est une chose sans importance.
L’Étranger peut être défini comme un roman philosophique, même si aucun système de pensée n’y est explicitement exprimé. Mais à travers le personnage de Meursault, plus complexe qu’il n’y paraît, Albert Camus nous présente ça conception du monde en 1942. L’auteur lui-même a insisté sur cet aspect dans la préface à la première édition américaine du roman:
" J'ai résumé L’Étranger, il y a longtemps, par une phrase dont je reconnais qu'elle est très paradoxale: 'Dans notre sociéte tout homme qui ne pleure pas à l'enterrement de sa mère risque d'être condamné à mort.' Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu'il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société ou il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. Et c'est pourquoi des lecteurs ont été tenté de le considérer comme une épave. (...) Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple: il refuse de mentir."
L'Absurde
Quelque fois, dans une certaine forme, il pareil que Camus a dans ses oeuvres une philosophie existentialiste, mais son nom doit  être associé a une doctrine personnelle; la philosophie de l’absurde.
Cette doctrine a été presentée par Camus dans “ Le Mythe Sisype, essai sur l’absurde” (1942) et a été « ilustré » dans le roman “ l’Étranger.
Albert Camus croit que l’homme est libre, libre de vivre « sans appel ». Il croit que l’homme peut et doit profiter les belles choses de notre terre, de la vie. Mais, tout cela, est seulement possible avec la prise de conscience du non-sens de la vie.
Le sentiment de l’absurde se manifeste dans un homme que se sens un étranger dans sa propre vie. Un étranger dans le monde. La vie , sourtout, se base dans la passage du temp – aujourd’hui en fonccion du lendemain.
A partir de cette idée, Camus a crée le protagoniste de l’Étranger, Meursault; un homme froid et insensible, que a seulement la certitude de la mort. L’homme absurde vit le jour à jour.
La philosophie de l’absurde, pourtant, dit que l’absurde ne se trouve pas dans l’homme, ni extérieur à lui, mais il existera à partir du confront entre l’homme et la société. De ce confront surgira l’homme qui est un étranger en soi même. Cela, c’est nos première verité.
En revanche, Camus rejete les «atitudes d’évasion »; le suicide – que s’est la fin de la vie et de la conscience – et la religion – qui aliéne l’homme.
L’effet produit sur le lecteur par une telle narration, objective et déprimante, est cet écœurement qui, selon Camus, est une bonne chose, car il nous conduit au sentiment de l’absurde.

sexta-feira, 24 de junho de 2011

Alain Fournier : Le Grand Meaulnes - Raicya Coutinho

Né le 3 octobre 1886  à la Chapelle-d’Angillon (France),fils d‘insituteurs,Henri prendra comme demi-pseudonyme littéraire à 21 ans, le nom d’Alain Fournier.En 1903,il va habiter à Paris pour étudier à l’École Normale Supérieure où il rencontre Jacques Rivière ,que plus tard devenira son meuilleur ami et beau-frère.En 1905,il rencontre une jeune belle fille :Yvonne de Galais.Il l’a rencontrait rarement mais il notait tous les détails de ces rencontres avec elle ,et il les transposerai plus tard dans son roman « Le Grand Meaulnes » en rencontant aussi les plus chers souvenirs de son enfance dans son œuvre.Deux ans après son dernier rencontre avec elle,il apprend que Yvonne de Quièvrecourt est marié.A partir ce jour-là il fait son service militaire, mais toujours hanté par les souvenirs d’Yvonne il écrit ds essais et des poèmes qui seront repris  plus tard  sous le titre de Miracle.

De 1910 à 1913,il se dédie à l’écriture de son roman « Le grand Meaulnes »,en 1914 il écrit  une pièce de théâtre appellée « La Maison de la Forêt » et cmmence un  nouveau roman « Colombe Blanchet » (inachevé). 

Le Grand Meaulnes

Le roman d’Alain-Fournier « Le Grand Meaulnes » publié en 1913 relève en fait de plusieurs genres : le roman de terroir, le genre onirique, le récit autobiographique, le roman d’aventures et bien sûr le roman d’adolescence. Le récit merveilleux et l’inscription dans une réalité typée fonde son charme et  constitue son succès. Le titre Le Grand Meaulnes vient du surnom du personnage principal,surnommé ainsi car il est admiré par tous ses collègues dû à son courage et sa pleine confiance en lui-même.Alain -Fournier dédie son roman à sa sœur Isabelle.

Contexte historique

Le Grand Meaulnes est um roman du début du XX éme siècle,achevé un peu plus avant la Première Guèrre Mondiale.



Contexte Iittéraire

Au début du XX il n’existe pas d’école littéraire proprement dite,mais il y avait deux tendances littéraires principales qui dominaient: La première était conservatrice (écrivains patriotes et religieux comme Charles Péguy),et la deuxiéme était marqué par les idées socialistes.Quelques caractéristiques du symbolisme(le goût d’un art voilé et la hantise du mystère) et du naturalisme(observations minutieuses) sont encore suivies.Les autres que n’appartenaient pas à ces deux tendances,trouvent un refuge dans l'idéalisme ou l'esprit d'aventure.                                                                                                                                          Alain Fournier est inclassable,dans son roman Le Grand Meaulnes il trouve son refuge dans l’esprit aventurier.

Structure de l’oeuvre
246 pages

1ère Partie : 17 chapitres

2ème Partie : 12 chapitres

3ème Partie : 17 chapitres

1 court épilogue

Personnages

Augustin Meaulnes : C’est le personnage principal,comme dit le titre du roman.Il est un adolescent  de 17 ans et qui est aventurier et mystérieux.Admiré par ses collègues de classe,il n’est jamais satisfait de ce qu’il a,il est toujours à la recherche de nouvelles aventures.Vu come le reflet de l’auteur.
François Seurel : Ce jeune de 15 ans  est le fils de M. et Mme.Seurel et il occupe la place de narrateur du roman.Il est le seul ami de Meaulnes,mais à son opposé,il est stable et réfléchi.Ce dernier lui apprend le goût pour l’aventure et pour le chemin vers la liberté.

M. et Mme.Millie Seurel : Parents de François et instituteurs de l’école Saint-Agathe,où Meaulnes et François étudient.Ils décident d’accueillir Meaulnes chez eux pour qu’il suit ses études.

Frantz de Galais : Il  a organisé « la fête étrange » où Meaulnes  y est allé.Cette fête c’était pour ses fiançailles,mais comme sa fiancé n’est pas venue,il tente de se suicider.

Yvonne de Galais : Sœur de Frantz.Meaulnes est tombé amoureux d’elle lorsqu’il la vue à la « fête étrange »,il désire retrouver le « pays perdu » car il rêve de  la retrouver.Pour Meaulnes,elle est «  la fée,l’incarnation de tous ses désirs ».Elle a été inspirée d’une femme qu’Alain Fournier ait rencontré sur le Cours-la –Reine,Yvonne Quièvrecourt.

Valentine :La fiancée perdue de Frantz.

M. de Galais : Père d’Yvonne et Frantz  de Galais. Il est vieux et ruiné après le mariage raté de son fils.
Espace

L’action du  roman se situe  donc dans la région natale de l’auteur (La Sologne,plus précisement à Sainte- Agathe) et dans le domaine des Sablonnières. 

Résumé de l’œuvre 

Première partie
Arrivée du Grand Meaulnes 
François, quinze ans, narrateur du récit, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le Cours Supérieur qui prépare au brevet d’instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux.  "L’arrivée d’Augustin Meaulnes fut pour moi le commencement d’une vie nouvelle" écrit François. La personnalité mystérieuse d'Augustin , que les élèves appellent bientôt "le grand Meaulnes", va troubler le rythme monotone de l'établissement scolaire et fasciner tous les élèves.

Le départ de Meaulnes

" Environ huit jours avant Noël", un élève doit aller chercher les grands-parents de François Seurel à la gare. M. Seurel désigne l'élève Moucheboeuf. Meaulnes se tait. Une conversation, après l'école, dans l'atelier du maréchal-ferrant le laisse songeur. Le lendemain, on s'aperçoit qu'il a disparu. Il a emprunté la voiture et la jument du père Florentin. Le soir, un homme ramène la carriole de Florentin, mais aucune trace de Meaulnes . Il réapparaît après trois jours, l’air étrange et ne veut dire à personne où il était. Sitôt rentré, il établit un mystérieux petit plan pour retrouver le chemin qu’il a emprunté lors de son escapade. Durant les semaines qui suivent, François est intrigué par l'attitude de Meaulnes qui, la nuit, "arpentait la chambre de long en large", comme s'il voulait repartir. Il remarque aussi le "gilet de marquis" que porte son ami sous ses vêtements d'écolier.

Meaulnes raconte son étrange aventure 
François obtient enfin  que Meaulnes lui fasse le récit   de son étrange aventure :

Parti chercher les grands-parents de François à Vierzon, il se perd en chemin. Il trouve asile chez des paysans qui proposent à Meaulnes de mettre sa jument à l’abri. Mais la jument s’enfuit. Il part à sa recherche mais en vain. Fourbu et blessé au genou, il passe la nuit dans une bergerie abandonnée. Au matin, il se remet en marche et approche d'un " domaine mystérieux ", où l'on prépare une fête. Il aperçoit de jolies fillettes en costumes anciens. Pour ne pas les effrayer, il se réfugie dans une chambre abandonnée et ne tarde pas à s’endormir. A son réveil il surprend la conversation d'étranges comédiens qui l'invitent à la fête costumée. Meaulnes se déguise en marquis. Des enfants le conduisent dans une grande salle où un repas de fête a été organisé pour les fiançailles de Frantz de Galais, le fils du château. Il apprend que Frantz est parti à Bourges pour y chercher  sa fiancée, mais qu'ils  ne sont pas encore arrivés. Meaulnes participe à une farandole conduite par un grand Pierrot "à travers les couloirs du Domaine". Il découvre une pièce paisible, où une jeune femme joue du piano pour des enfants. " Alors ce fut un rêve, comme son rêve de jadis. Il put imaginer longuement qu'il était dans sa propre maison, marié, un beau soir, et que cet être charmant et inconnu qui jouait du piano, près de lui, était sa femme…"
Au petit matin, a lieu la merveilleuse rencontre : près de l'étang, Meaulnes aperçoit deux femmes, " l'une très vieille et courbée; l'autre, une jeune fille blonde, élancée". Il les suit jusque dans une promenade en bateau. En débarquant, il échange avec la jeune fille quelques mots. Elle lui dit son nom: " je suis mademoiselle Yvonne de Galais" mais lui demande de ne plus le suivre. Au retour de la promenade, la fête s'arrête prématurément.  Frantz est arrivé seul et annonce à Meaulnes que sa fiancée ne viendra pas. Il s'enfuit, laissant ces quelques mots " Ma fiancée a disparu, me faisant dire qu'elle ne pouvait pas être ma femme... Je n'ai plus envie de vivre". Tandis qu’une voiture ramène Augustin à Sainte-Agathe, il entend un coup de feu et aperçoit le " grand Pierrot de la fête "  qui porte dans ses bras un corps humain.


Deuxième partie  

Le Bohémien

François et Augustin essayent de localiser le château, mais n'y parviennent pas. Un soir du mois de février, intrigués par des cris et des coups de sifflet, ils sortent dans la rue mais tombent dans une embuscade. Un jeune bohémien au front bandé et des garçons du village leur dérobent alors la carte qu'ils ont commencé à reconstituer. Le lendemain, ce bohémien devient élève de l'école et s'impose bientôt comme un nouveau chef de bande. Le bohémien restitue à Meaulnes le précieux plan, complété par ses soins. François, Meaulnes et le "jeune homme au front bandé" se jurent amitié. " Soyez mes amis pour le jour où je serais encore à deux doigts de l'enfer comme une fois déjà… Jurez-moi que vous répondrez quand je vous appellerai …Vous Meaulnes, jurez d'abord ". Et les trois amis jurèrent. Le "jeune bohémien au front bandé" donne alors à Meaulnes l’adresse d’Yvonne à Paris. 
 
Le départ vers Paris

Le bourg de Sainte-Agathe est troublé par une série de vols, commis probablement par le bohémien Ganache, le compagnon du "jeune homme au front bandé". Aux premiers jours du printemps, les deux saltimbanques donnent une représentation sur la place du village. A la fin de celle-ci, le jeune bohémien révèle à François et à Augustin sa véritable identité, en retirant son bandeau. Il s'agit de Frantz, "le fiancé du Domaine inconnu". Le lendemain matin, Frantz et Ganache disparaissent avant l’arrivée des gendarmes. Meaulnes perd ainsi le seul espoir qu'il avait de retrouver le sentier perdu.

Meaulnes part alors pour Paris, où il espère revoir Yvonne de Galais. François Seurel resté à Sainte-Agathe livre à ses camarades le secret de Meaulnes. Il reçoit trois lettres de son ami, dont l'une lui apprend qu’Yvonne s’est mariée.



Troisième partie


Le domaine retrouvé

Plus d'un an après le départ de Meaulnes, François découvre, par hasard, l'adresse du "Domaine sans nom" : il s'agit du domaine des Sablonnières, un dédale de batiments ruinés"  tout près du village du Vieux-Nançay, où François passe, chaque année, la fin de ses vacances chez  son oncle Florentin : celui-ci lui apprend qu’Yvonne de Galais n’est pas mariée. François rencontre Yvonne et il comprend que la jeune fille n'a pas oublié Meaulnes. L'oncle Florentin décide d'organiser une "partie de plaisir" à laquelle sont conviés Augustin, François et la jeune fille. François rend visite à la tante Moinel avant d’annoncer la grande nouvelle à Augustin. Cette tante lui raconte une étrange histoire. Un soir d'hiver revenant d'une fête, elle a secouru puis hébergé une jeune fille. Puis celle-ci est partie à Paris. Trop préoccupé de réunir Meaulnes et Yvonne de Galais, François prête peu attention à ce récit.

A la "partie de plaisir" au bord du Cher, Augustin retrouve Yvonne. Mais malgré le bonheur de ces retrouvailles, il réalise que" le passé ne peut renaître". Durant cette journée de fête, il presse de questions Yvonne de Galais et apprend que l'ancien château a été abattu. Pour payer les dettes de Frantz, la famille a dû vendre les bateaux et les poneys de la fête. Meaulnes semble s'enfermer dans une nostalgie destructrice. A la fin de la journée, il reproche même à M. de Galais d'utiliser leur vieux cheval fatigué. Mais le soir venu, " c'est avec des sanglots qu'il demande en mariage Mlle de Galais"


Fuir le bonheur …

C'est "au commencement de février de l'année suivante " qu'est célébré le mariage d'Augustin Meaulnes et d'Yvonne de Galais dans " l'ancienne chapelle des Sablonnières". Le jour même des Noces, aux abords de la maison des jeunes mariés, "un appel "déjà entendu jadis" retentit "dans la grande sapinière". Il s'agit de Frantz, malheureux, de n'être pas parvenu à retrouver sa fiancée Valentine. Il vient rappeler à Meaulnes sa promesse. François essaye d'éloigner Frantz, mais Augustin Meaulnes a entendu l'appel de son ami et malgré son amour pour Yvonne, il décide de partir  en quête de la fiancée disparue. Yvonne reste seule à la maison. François, nommé instituteur dans une école voisine,  devient son confident et tente de la réconforter.

Au mois d'octobre Yvonne met au monde une petite fille. Mais elle meurt le lendemain d'une embolie sans avoir revu Augustin. François s'installe aux Sablonnières. Il découvre quelques mois plus tard, le journal de Meaulnes qui lui fournit des renseignements sur sa vie passée à Paris : en cherchant Yvonne, son ami a rencontré et séduit Valentine Blondeau. Lorsqu’il  découvre que celle-ci n’est autre que la fiancée de Frantz, il  éprouve le sentiment d'avoir trahi son ami en lui prenant celle qu'il aimait. Meaulnes  chasse Valentine sans ménagement. Pris de remords, il a ensuite désiré la revoir, mais la belle s’était enfuie. Meaulnes, pour expier ce qu'il considérait comme sa faute, a quitté Yvonne et répondu à "l’appel de Frantz". C'est pourquoi il est parti dès le lendemain de ces noces en laissant dans son journal ces derniers mots " je ne reviendrai près d'Yvonne que si je puis ramener … Frantz et Valentine mariés". 

Epilogue
Un an plus tard, Meaulnes ramène Frantz et Valentine mariés, prend sa fille et disparaît avec elle laissant François seul, qui termine ainsi son récit et le livre "Et déjà je l’imaginais, la nuit, enveloppant sa fille dans un manteau, et partant avec elle pour de nouvelles aventures". 

Quelqques caractéristiques de l’oeuvre

On trouve dans l’œuvre «Le Grand Meaulnes» d’Alain Fournier quatre  caractéristiques différentes de Roman:

Roman de Terroir

Decription d’une vie campagnarde où le temps s’écoule paisiblement.

Exposition de la culture de l’endroit: Le respect que François démontre vers son père,il lui appelle M. Seurel( il se met à sa place de son élève simplement).

Roman autobiographique

L’espace: Pays d’enfance de l’auteur.Les noms des endroits que l’auteur utilise pour situer le roman existent dans la vie réel,mas ne sont pa situés comme l’auteur le décrit.Il a «crée» un pays à lui avec tous les endroit qui lui sont chers.

Le narrateur utilise plûtot «Je me rappelle» à la place de «Il était une fois».Le récit c’est un voyage dans ses souvenirs intimes.

Roman Onirique

À la «fête étrange» les filles que Meaulnes nous décrit portent des robes droites et des chapeaux.(C’était l’hiver chez eux)

« Il s’aperçut lui-même reflété dans l’eau, comme incliné sur le ciel, dans son costume d’étudiant romantique. Et il crut voir un autre Meaulnes ; non plus l’écolier qui s’était évadé dans une carriole de paysan, mais un être charmant et romanesque, au milieu d’un beau livre de prix… »

Roman d’aventures:

Dans les premières  et dernières phrases du roman le mot aventure  ne nous fait pas oublier cette marque du roman.

Meaulnes avec son désir de s’évader,sa prise d’autonomie et sa façon d’affrontement défini un adolescent aventurier.

Quelques indices comme la carte de la Région,la curiosité pour trouver le chemin inconnu par Meaulnes.

Meaulnes-évasion réelle/François-évasion dans les livres et dans ses rêves.

Roman de jeunesse

Marqué par les péripéties,les retournements de situation et une utilisation du  mystère.

Meaulnes réprésente l’eternelle jeunesse de l’aventure,l’inconstance.

François réprésente la nostalgie de l’enfance.


Bibliographie

FOURNIER,Alain.Le grand Meaulnes.Paris,1967.Le Livre de Poche.

Disponible sur  <www.etudeslitteraires.com/le-grand-meaulnes> (Consulté le 18/05/2011).

Disponible sur <www.alalettre.com/alain-fournier-bio> (Consulté le 25/05/2011).

Disponible sur <Xxazadwww. legrandmeaulnes.com> (Consulté le 01/05/2011).

Disponible sur <unifr.blogspot.com> (Consulté le 25/05/2011).