quinta-feira, 23 de junho de 2011

Voltaire : Candide - Rutilene Passarinho

François Marie Arouet, dit Voltaire, est né le 21 novembre 1694 et est mort le 30 mai 1778. D’abord connu comme bel esprit et poète mondain. Fréquente les Salons et les châteaux; reconnu pour son impertinence. Longue querelle doctrinale l’opposant à Rousseau. L’essentiel de son activité littéraire fut consacrée à diffuser ses idées philosophiques, des pamphlets antireligieux et des interventions en faveur des victimes de l’intolérance. Connu aujourd’hui surtout pour ses contes philosophiques. Voltaire a vécut jusqu'à l'âge de 83 ans. Il choisit la carrière des Lettres contre la volonté de son père, qui disait qu'il ne pourrait pas vivre de sa plume. Quoi qu'il en soit, à l'époque où il avait une quarantaine d'années, Voltaire était à la fois un écrivain renommé et un homme riche. Voltaire est connu pour ses écrits philosophiques, pour sa grande ironie et pour sa lutte contre l'injustice, l'intolérance, la cruauté et la guerre.
Voltaire dans son œuvre dénonce la guerre, l'intolérance religieuse et l'injustice politique et sociale. Ses écrits ont eu une grande influence sur la Révolution française de 1789 et sur la Révolution américaine de 1776.
Oeuvres
Son œuvre comprend un vaste ensemble d'écrits dans tous les genres littéraires, dont 56 pièces de théâtre, des dialogues, des ouvrages historiques, des romans et des contes, des vers et de la poésie épique, des essais, des articles scientifiques et culturels, des pamphlets, de la critique littéraire et plus de 20 000 lettres.
Livre:  Voltaire, romans, contes et mélanges
Conte: Candide ou L'Optimisme
VOLTAIRE. Romans, contes et mélanges- Le livre de Poche. Paris: Librairie Générale Française 1972.
1. Introduction
Candide sort de presses en janvier 1759; le livre est publié simultanément à Genève, en Angleterre et en France. L'édition originale de frères Cramer porte simplement pour titre Candide ou l'Optimisme; il est présenté comme un ouvrage traduit de l'Allemand, de M. Le Docteur Ralph. Sans nom d'auteur. Le titre complet n'apparaît qu'en 1761, dans la Seconde Suite des Mélanges. Voltaire insère dans cette nouvelle édition ce qu'il appelle les “additions qu'on a trouvées dans la poche du Docteur”. Ce conte est une réflexion et aussi une critique implicitement sur l’Optimisme et la Religion et ses représentants
2. Titre
Le mot candide est basé, comme le signale son nom, sur le personnage principal qui se nomme Candide. "Sa physionomie annonçait son âme.". Voltaire nous décrit Candide comme un personnage peu crédible et très crédule.
3. Courant Littéraire
Ce roman appartient au mouvement littéraire des Lumières (XVIIIème siècle)  car ce mouvement et ce livre sont caractérisés par : la  lutte contre les formes de préjugés et le développement de l’esprit critique. Voltaire est un des principaux pionniers du mouvement des Lumières, il dénoncera sans relâche et en utilisant différents genres, les injustices, les inégalités et l’intolérance.
4. Structure générale
Roman découpé en 30 chapitres constituant la vie, les voyages, les idées de Candide. Ces nombreux voyages donnent un rythme rapide à la lecture.
5. Resumé de Candide
Le jeune Candide, dont le nom traduit à la fois l'ingenuite et la crédulité vit dans le "meilleur des mondes possibles" chez son oncle, le baron de Thunder-ten-Tronckh.
Le baron et la baronne de Thunder-ten-Tronckh possèdent en effet "le plus beau des châteaux".  Il admire Cunégonde, la fille du baron. Tout bascule le jour des premiers ébats de Candide et de Cunégonde. La réaction du baron est brutale, Candide est banni et chassé de cet Eden. Il se retrouve dans "le vaste monde".
Candide est pris dans une tempête de neige et connaît la faim et le froid. Il est enrôlé de force comme soldat de l'armée bulgare. Il prend la fuite. Capturé,  Il assiste alors à la guerre et à ses massacres. Il retrouve Pangloss rongé par la vérole.  Il lui apprend que le beau château du baron Thunder-ten-Tronckh a été détruit et que Cunégonde a été violée et étripé par les soldats bulgares.
Il a passé par un  tremblement de terre à Lisbonne. Candide et Pangloss sont arrêtés  déférés à l'Inquisition. Pangloss est pendu et Candide flagellé. Une vieille dame le mène de nuit dans une maison isolée. Il est présenté à une  femme: Cunégonde. Elle lui confirme qu'elle a été violée et éventrée, et que c'est par miracle qu'elle est encore en vie. 
Cunégonde et la vieille dame s'enfuient alors en direction de Cadix. Il embarque avec Cunégonde, la vieille dame et deux valets. Lors de la traversée, la vieille dame raconte son aventure.
Candide commence à prendre conscience que le mal existe sur cette terre.
A peine arrivés à Buenos Aires, Candide et Cunégonde sont à nouveau séparés.  Candide part avec son valet Cacambo. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde.
Candide et Cacambo se retrouvent sous terre, l'Eldorado, "le pays où tout va bien" : un pays où les repas sont délicieux, les mœurs pacifiques, la population heureuse , la religion tolérante et le souverain humaniste. Ils souhaitent revenir en Europe.  Le souverain du royaume en effet les laisse partir avec cent moutons chargés de nourriture, de pierres précieuses et d'or.
Candide et Cacambo retrouvent le monde.  Leurs moutons meurent les uns après les autres.
Candide connaît Martin, il embarque alors en sa compagnie  pour l'Angleterre. Il refuse de débarquer en Angleterre et demande au capitaine du bateau de l'emmener directement à Venise.
Candide retrouve Cunégonde, et il est saisi d'horreur à la vue de cette femme  défigurée. Il ne l'aime plus, mais l'épouse , malgré le refus répété de son frère.
Un sage vieillard leur conseille le travail qui "éloigne de nous trois grand maux, l'ennui , le vice et le besoin".
Candide en arrive à cette conclusion qui recueille l'assentiment de tous ses compagnons : " il faut cultiver son jardin."

Albert Camus : La Peste - José Emílio Almeida

Albert Camus est né le 7 novembre 1913 à Mondovi dans l'ex-département de Constantine en Algérie et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans l'Yonne.
Écrivain, dramaturge, essayiste et philosophe français. Il fut aussi un journaliste militant engagé dans la Résistance et dans les combats moraux de l'après-guerre.
L'œuvre de Camus comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence.
Sa critique du totalitarisme soviétique lui a valu les anathèmes des communistes et a conduit à la brouille avec Jean-Paul Sartre.
Il a été couronné à 44 ans par le Prix Nobel de littérature en 1957 et son aura reste grande dans le monde.

Œuvres de Camus
Révolte dans les Asturies (1936), essai de création collective
L'Envers et l'Endroit (1937), essai
Caligula (première version en 1938), pièce en 4 actes
Noces (1939), recueil d'essais et d'impressions
Le Mythe de Sisyphe (1942), essai sur l'absurde
L'Étranger (1942), roman
Le Malentendu (1944), pièce en 3 actes
La Peste (1947 ; Prix de la critique en 1948), récit
L'État de siège (1948) Spectacle en 3 parties.
Les Justes (1949), pièce en 5 actes
Actuelles I, Chroniques 1944-1948 (1950)
L'Homme révolté (1951), essai
Actuelles II, Chroniques 1948-1953
L'Été (1954), essai
La Chute (1956), récit
L'Exil et le Royaume (Gallimard, 1957), nouvelles (La Femme adultère, Le Renégat, Les Muets, L'Hôte, Jonas, La Pierre qui pousse)
Réflexions sur la peine capitale (1957), en collaboration avec Arthur Koestler, Réflexions sur la Guillotine de Camus
Actuelles III, Chroniques algériennes, 1939-1958 (1958).

La Peste

Elementos da Narrativa

1. Corrente Literária
Apesar de negar, Camus é classificado tanto nos dicionários quanto na historiografia filosófica como um filósofo existencialista. No entanto, Camus tem seu pensamento filosófico firmado no conceito do absurdo e o da revolta, características encontradas em La Peste.

2. Personagens
São personagens de "A Peste": o médico, doutor Bernard Rieux, conhecido por ser homem corajoso, cumpridor de dever e taciturno, sendo, no entanto um homem de ação; o solitário Grand, homem com sentimentos nobres, que se dedicava a escrever seu livro, um trabalho sem futuro; o intelectual Paneloux, despótico; Tarrou, que por ter sido responsável pela morte de milhões de homens, não sente paz e coloca-se ao lado das vítimas.

3. Tempo
A população de Oran não enxerga outra senão uma ordem de tempo que se fecha na agonia que eles passam: em um instante eles vivem, em seguida chega a Peste, a cidade é isolada, muitos morrem, por fim, a Peste se afasta. Para se referirem aquele tempo, saberiam apenas relatar sobre a vida, a morte, o sofrimento ou a solidariedade, seus erros ou seus deveres. Esta seria a ordem anódina de tempo para eles, em que a Peste chega, flagela e depois some.

4. Espaço ou Ambiente
Roland Barthes, escritor e filósofo francês, classifica A Peste como crônica, baseado na definição encontrada no Dictionnaire de la langue française, mais conhecido como o Littré. Assim, como é comum neste tipo de narrativa, a comunidade é uma cidade, chamada Oran, apresentada em seus costumes e seu modo de ser. A cidade é, aliás, o tema e a base do relato, nada existindo fora dela. Assim, tudo se desenrola na clausura material de Oran, que tem de um lado, o mar, para quem as portas da estavam fechadas.
Oran é descrita como uma cidade comum que não passaria de uma “prefeitura francesa na costa argelina”. Por ela as personagens passam da cínica indiferença à desesperada união solidária. Enquanto isso, ondas da morte que engolem seus habitantes. Primeiro os ratos, em seguida cidadãos importantes, políticos, juízes e religiosos.

5. Narrador
A Peste é narrada em terceira pessoa, (Dr. Rieux decidiu, então, redigir esta narrativa, que termina aqui).

6. Trama
La Peste foi elaborado como uma tragédia em cinco atos. Trata-se de uma novela contemporânea, humanista, em que o autor narra a história da cidade de Oran, no momento em que se vê atingida repentinamente por uma peste. Durante este período de crise valores como a moral, a honestidade  e a solidariedade povoam os corações de alguns personagens.

Resumo
La peste, publicada em 1947, é a primeira grande obra de Albert Camus e seu grande sucesso de vendas. Nos dois primeiros anos, chegou a vender 161.000 exemplares. Mas, considera-se que já chegou a cinco milhões.
La Peste foi elaborado como uma tragédia em cinco atos. Sua historia se situa em abril de 194., em Oran, uma pequena cidade “fechada” de costas para o mar. A cidade encontra-se então mergulhada num completo isolamento, para evitar a propagação da epidemia nas outras cidades. Como é que os habitantes reagiram face a tal epidemia? Alguns tentam fugir, outros se resignam, outros aproveitam com a tal situação. E, mais passa o tempo mais os habitantes temem o flagelo que parece não querer desaparecer. Oran parece então como um campo de concentração onde a vida de cada pessoa está ameaçada. Porém o tempo da libertação chega enfim. Os habitantes tornam-se livres, Isto dito, o Médico Rieux, personagem central da história, a peste assombra seu espírito.. Se a peste desapareceu, ela pode reaparecer de um momento a outro. Os flagelos fazem parte integrante do homem. Eles podem aparecer em qualquer momento e podem atingir a qualquer pessoa sem discriminação. Se esta obra literária é uma pura ficção, ela nos faz lembrar uma triste realidade que foi a segunda guerra mundial e os campos de concentração. Salvo de que, nesta obra, o flagelo e a peste, e não são distúrbios causados por seres humanos. A realidade é mais desoladora que a ficção.

Primeira parte
Oran, um dia de abril de 194., o doutor Rieux descobre o cadáver de um rato sobre o patamar em frente ao seu consultório. O porteiro, senhor Michel, pensava que se tratava de brincadeira de mau gosto de pessoas que gostam de soltar bichos mortos diante do seu prédio. Ao meio dia, Rieux acompanha sua esposa doente à estação para se tratar em uma cidade vizinha. Alguns dias mais tarde, uma agencia de noticias divulga que mais de seis mil ratos foram encontrados e coletados no mesmo dia. Aumenta a ansiedade. Algumas pessoas começaram a denunciar a prefeitura. Mas, de repente, o número de ratos mortos diminui, as ruas voltam a ficar limpas reencontram, a cidade se imagina salva.
Sr. Michel, o porteiro do prédio de Rieux, adoece. Dr. Rieux tentou tratá-lo. Sua doença está piorando rapidamente. Rieux não pode fazer nada para salvá-lo. O porteiro sucumbe a um mal misterioso e violento.
Rieux é chamado por Grand, um funcionário da Câmara Municipal. Ele quer impedir o suicídio de certo senhor Cottard. As mortes estão aumentando. Rieux consulta seus colegas. O venho Castel, um deles, confirma suas suspeitas: é de fato a praga. Depois de muito relutar e muita burocracia, Rieux trata de deixar as autoridades conscientes da epidemia e decidem "fechar" a cidade.

Segunda parte
Lentamente a cidade se movia para o isolamento. O confinamento e medo afetam o comportamento individual e coletivo, "a praga foi assunto de todos", diz o narrador.
Os moradores precisam lidar com o isolamento, tanto fora como dentro da cidade. Eles têm dificuldade para se comunicar com seus pais ou amigos que estão lá fora. No final de junho, Rambert, um jornalista parisiense separado de sua companheira, pediu em vão pelo o apoio de Rieux para retornar à Paris. Cottard, que em abril, havia tentando suicídio por razões desconhecidas, parece ter uma satisfação mórbida na desgraça dos seus concidadãos. Os habitantes de Oran tentam compensar as dificuldades, confiando nos prazeres materiais. Grand, funcionário da prefeitura se concentra em escrever um livro relatando a primeira fase da edpidemia. O padre Paneloux fez do flagelo um instrumento de punição divina e exortou seus seguidores a meditar sobre a punição dirigida a homens privados de qualquer senso de caridade.
Tarrou, filho de um procurador e um estranho na cidade, tem em seus livros, suas crônicas próprias da epidemia. Ele acredita somente nos seres humanos. Ele demonstrou coragem e se colocou a disposição de Rieux para organizar o serviço de saúde. Rambert se juntou a eles.

Terceira parte
É verão, a tensão cresce e aumenta a epidemia. Há tantas vítimas que precisam ser, com urgência, jogadas nas covas, como animais. A cidade é obrigada a suprimir distúrbios e saques. Os moradores parecem resignados. Parecem ter perdido suas memórias e suas esperanças. Eles não têm ilusões e se contentam em esperar...

Quarta parte
Esta parte se desenrola entre setembro e dezembro. Rambert teve a oportunidade de deixar a cidade, mas desistiu de ir. Ele está determinado a lutar até ao fim ao lado de Rieux e Tarrou. A agonia de uma criança, filho do juiz Otto e o sofrimento experimentado por este jovem inocente agitou Rieux e gerou incertezas no Padre Paneloux. O padre se refugiou na solidão de sua fé e morreu sem pedir ajuda ao médico, balançando fervorosamente contra si um crucifixo. Tarrou e Rieux vivenciaram um momento de comunhão, tomavam banhao no mar. No Natal, Grand fica doente e acredita-se perdido. Mas ele se recupera como resultado de um novo soro. Os ratos reaparecem de novo.

Quinta parte
No mês de janeiro o flagelo regride. É, contudo, as últimas vítimas: Othon, em seguida, Tarrou que morre sereno, na casa Rieux. Ele entrega suas anotações ao médico. Desde que anunciou a regressão do mal, a atitude de Cottard mudou, sendo preso pela polícia depois de um ataque de demência.
Um telegrama chega a Rieux, sua esposa faleceu.
No alvorecer de uma bela manhã de fevereiro, os portões da cidade foram finalmente abertos. Os moradores são libertos, mas não esquecem a provação, que lhes confrontou com o absurdo de suas existências e da fragilidade da condição humana.
Aprendemos a identidade do narrador: é Rieux que queria relatar esses acontecimentos com a maior objetividade possível. Ele sabe que o vírus da febre pode um dia voltar e apela à vigilância.

Alain Robbe-Grillet : Le Voyeur - Edirnelis Santos

Alain Robbe-Grillet est né à Brest (Finistère) en 1922. Il a eu son diplome d’Ingénieur Agronome em 1944. Après avoir travaillé quelques années dans ce domaine, il a commencé sa carrière litteraire en 1953. En 2004, il a été élu à l'Académie française au 32e fauteuil, mais il n’a jamais fait son discours de siège, il trouvait sa trop formel. Il est mort en 2008 à Caen (Calvados).
“Pape” du Nouveau Roman
Robbe-grillet est consideré le «Pape» du Nouveau Roman. Ce mouvement litteraire est né dans les années 1950 et a comme principes l’abandon de la structure du roman traditionnel d’écriture, dite balzacienne, la linéarité de l’intrigue, la chronologie du récit. Les nouveaux romanciers préfèrent donner à imaginer plutôt qu’à voir.
Quelques oeuvres:
Les Gommes (1953)
Le Voyeur (1955)
La Jalousie (1957)
Pour un Nouveau Roman (1963 - essai)
La Reprise (2001)
Le Voyageur, essais et entretiens (2001 - essai)
Un roman sentimental (2007)
«Le Voyeur»
Le roman «Le Voyeur» a été publié en 1955 par les Les Éditions de Minuit. Il compte avec 256 pages, partagé en 3 parties qui ne sont pas només. Il n’y a pas de préface, ni dédicace, ni d’illustrations. Le livre a reçu Prix de la Critique Française. À propos des elogies qui ont été faits à cette oeuvre, Robbe-Grillet a dit: «C’est grâce aux critiques négatives que j’ai eu du succès. Ce ne sont pas les compliments de Barthes ou Blanchot qui ont fait vendre mes livres»( Libération, 2007).
Résumé
Il s’agit d’un roman qui compte le histoire de Mathias, un vendeur de montres, qui retourne à l’île où il est né après 25 ans. Toute la journée, sur une bicyclette de location, il parcourt l’île. Une telle journée, Jacqueline/Violette, une jeune fille, est victime d'un accident mortel , qui passe bientôt pour un assassinat.Mathias est passé à proximité de l’endroit, près de la falaise, où était le cadavre de la jeune fille. Il est accusé de l’avoir tué. Mathias essaie de convaincre aux gens qu’il n’a pas commis ce crime.

quarta-feira, 22 de junho de 2011

Victor Hugo : Les Misérables - Ana Maria Ribeiro

Victor-Marie Hugo
Poète, romancier, auteur de théâtre, critique, journaliste, historien, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française.
Victor-Marie Hugo est un écrivain, homme politique et intellectuel engagé français du XIXè siècle. Il est considéré comme le plus important des écrivains romantiques de langue française.
Il est né le 26 février 1802 à Besançon, mort le 22 mai 1885 à Paris.

Biographie
Fils de Sophie Hugo et Léopold Hugo (Général de Napoléon), Victor Hugo passe une année en pension dans une institution religieuse en 1811. Lannée suivante, ses parents divorces.
A 14 ans (1816), Victor Hugo se découvre la passion pour les lettres. Et seulement un an plus tard, il passe tout juste à coté du prix de l'académie.
On retient notamment de l'adolescence de Victor Hugo cette phrase, notée sur un journal: « Je veux être Chateaubriand ou rien ». Ses ambitions, immenses, et sa précoce vocation sont déjà clairement affirmées.
En 1819, il fonde avec ses frères Abel et Eugène une revue, le Conservateur littéraire. La même année, il remporte le concours de l'Académie des Jeux floraux. Deux fois lauréat (1819 et 1820), également primé par l'académie, Victor Hugo délaisse les mathématiques, pour lesquelles il a un goût marqué (il suit les cours des classes préparatoires), et embrasse la carrière littéraire.
Cromwell, drame en cinq actes en vers, publié en 1827, lui vaudra la reconnaissance de ses pairs. la préface de cette pièce, pratiquement injouable et injouée, est restée comme l'un des textes fondateurs du romantisme.

Principales oeuvres de Victor Hugo
Poésie lyrique:
Odes et ballades (1826),
Les Orientales (1829),
Les feuilles d'automne (1831),
Les chants du crépuscule (1835),
Les voix intérieures (1837),
Les rayons et les ombres (1840), 
Les contemplations (1856),
Les chansons des rues et des bois (1865),
L'année terrible (1871),
L'art d'être grand-père (1877),
Les quatre vents de l'esprit (1881)

Poésie satirique
Les châtiments (1853)

Poésie épique
La légende des siècles (1859,1876, 1883)

Théâtre
Cromwell (1827),
Hernani (1830),
Ruy Blas (1838),
Les Burgraves (1849).

Romans
Burg-Jagal (1818),
Le Dernier Jour d'un condamné (1829)
Notre-Dame de Paris (1831),
Les misérables (1862),
Les travailleurs de la mer (1866),
Quatre-vingt-treize (1874)
Les misérables
Ce roman, un des plus populaires de la littérature française, a donné lieu à de nombreuses adaptations au cinéma. Victor Hugo y décrit la vie de misérables dans Paris et la France provinciale du xixe siècle et s'attache plus particulièrement aux pas du bagnard Jean Valjean qui n'est pas sans rappeler le condamné à mort du Dernier Jour d'un condamné ou Claude Gueux. C'est un roman historique, social et philosophique dans lequel on retrouve les idéaux du romantisme et ceux de Victor Hugo concernant la nature humaine. L'auteur lui-même accorde une grande importance à ce roman et écrit en mars 1862, à son éditeur Lacroix : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal, de mon œuvre ».
Le roman Les Misérables paraît pour la première fois en 1862. Il esquisse en cinq tomes le portrait de la France du XIXe siècle et de ses injustices sociales. Victor Hugo nous fait suivre, pas à pas, la vie du bagnard Jean Valjean. Roman à multiples facettes (sociale, philosophique, historique et littéraire), Les Misérables est une oeuvre à la postérité incroyable : cinéma, comédies musicales, références populaires... L'écrivain lui-même avait pressenti ce succès, puisqu'il écrit en mars de l'année de la parution à son éditeur : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal, de mon oeuvre ». L'oeuvre s'articule autour de cinq tomes : Fantine, Cosette, Marius, L'idylle rue Plumet et l'épopée Rue Saint-Denis, et enfin Jean Valjean.
Les Misérables est à la fois un roman réaliste, un roman épique, un hymne à l'amour et un roman social.
Le Roman décrit tout un univers de gens humbles. C'est une peinture très précise de la vie dans la France et le Paris pauvre du début du XIXe siècle. Son succès populaire tient au trait parfois chargé avec lequel sont peints les personnages du roman.
Les Misérables dépeint au moins trois grandes fresques : la bataille de Waterloo (qui représente pour lui, la fin de l'épopée Napoléonienne, et le début de l'ère bourgeoise.
Au moment où il écrit ce livre, Victor Hugo est en exil. Aidé depuis la France par des amis qu'il charge de vérifier si tel coin de rue existe, il retranscrit dans ce roman la vision des lieux qu'il a aimés et dont il garde la nostalgie4.
Un des thèmes du roman est donc « le crime de la loi ». Si l'œuvre montre comment les coercitions sociales et morales peuvent entraîner les hommes à leur déchéance si aucune solution de réédification n'est trouvée, c'est surtout un immense espoir en la générosité humaine dont Jean Valjean est l'archétype. Presque tous les autres personnages incarnent l’exploitation de l’homme par l’homme. L'exergue d’Hugo est un appel à l'humanité pour qu'elle ne cesse d'œuvrer à des temps meilleurs.
Et s'il est un compliment à noter, c'est celui de Baudelaire,qui bien qu'aux antipodes du "monument   Hugo" rendit hommage à l'auteur de La Légende des Siècles : "Quand on se figure ce qu'était la poésie française avant que Victor Hugo apparût et quel rajeunissement elle a subi depuis qu'il est venu; quand on imagine ce peu qu'elle eût été s'il n'était pas venu, combien de sentiments mystérieux et profonds qui ont été exprimés, seraient restés muets; combien d'intelligences il a accouchées, combien d'hommes qui ont rayonné par lui seraient restés obscurs; il est impossible de ne pas le considérer comme un de ces esprits rares et providentiels, qui opèrent, dans l'ordre littéraire, le salut de tous..."

L'image du jour

domingo, 3 de abril de 2011

Francine Cicurel

Francine Cicurel nasceu em Strasbourg e é professora das universidades em lingüística e didática de francês língua estrangeira e diretora de pesquisas na formação doutoral “Didática das línguas e das culturas” na Universidade Paris III – Nova Sorbonne, no âmbito da Escola doutoral “Linguagem e línguas: descrição, teorização, transmissão”.
Títulos
- Doutorado terceiro ciclo em Lingüística e Fonética: Aspectos metalingüísticos do discurso do professor na sala de língua, Universidade Paris III, junho de 1983;
- Habilitação para dirigir pesquisas em Ciências da linguagem: Discurso do ensino e práticas discursivas: descrições, objetos metodológicos, implicações didáticas, Universidade Stendhal-Grenoble III, janeiro de 1996. 

sexta-feira, 3 de dezembro de 2010

Trabalho de Morfossintaxe

 

Les violences de ce week-end ont fait resurgir les articles de presse sur la banlieue. Tous ont commenté les faits jouant sur le champ lexical de la violence. Cette nouvelle poussée de violence révèle notre échec social et notre échec politique face à cette colère. 17 lois relatives à la violence urbaine ont été votées depuis 2002 et rien. La violence subsiste, voici l’échec du pouvoir Sarkozy.
Il ne faut pas généraliser cette violence en banlieue. La banlieue n’est qu’un mot tout comme la jeunesse. Il faut se pencher sur une échelle spatiale plus restreinte si l’on souhaite comprendre le malaise de ces quartiers, foyers épisodiques de troubles à l’ordre public. Inutile de préciser que ces quartiers qui sont une partie intégrante d’une banlieue ou d’une ville subissent une ségrégation autant spatiale que sociale.
Cette violence qui anime les 13 heures et les 20 heures est généralement dû à la mort d’un jeune ou de plusieurs jeunes (2005) qui étaient poursuivis par la police. Le drame concluant cette action, qu’elle soit bavure caractérisée ou simple accident, entraîne toujours un épisode de violence isolée et court.
Cette constante qui débute en 1981 avec les incidents des Minguettes marque l’échec des politiques nationales à comprendre le terrain local. Cette constante amplifiée depuis 2002 marque l’échec du système répressif sarkozyste.
Cet échec naît dans la stigmatisation continue de la banlieue. Nous proposons, par les médias, une image dévalorisante, dégradante de la banlieue et d’une partie de la population appelée « jeunes de banlieue ». Les médias en recherchant la déviance font des rapprochements implicites ou explicites entre « les jeunes de banlieue » et les problèmes sociaux. Les reportages de TF1 ou de France2 abordent uniquement ces points de vue. Un « jeune de banlieue » délinquant, un « jeune de banlieue » nageant dans le trafic de drogue et le « jeune de banlieue » islamisé.
La banlieue est constamment stigmatisée et encore cette fois-ci avec les évènements de Grenoble. Personne ne connaissait ce quartier en dehors des administrés. Aucun sujet sur ce quartier n’a été traité afin de le valoriser à l’image des petits villages de France que Pernault sublime. Ils parlent de la banlieue uniquement lorsque ça brûle, uniquement lorsque des évènements spectaculaires et dramatiques s’y déroulent.
Il est plus que temps d’engager une véritable réflexion sur nos banlieues, sur nos quartiers. On souhaite un Grenelle de la sécurité, je demande un Grenelle sur les banlieues.
Car, il faut en finir avec les clichés stigmatisants. Ils sont à l’œuvre des sentiments d’exclusion que ressent la population locale. Ce phénomène de ségrégation spatiale et sociale est amplifié par plusieurs facteurs.
Le premier facteur étant l’impression d’humiliation des « jeunes de banlieue » par les forces de police. Attention, aucun des « jeunes de banlieue » parle de brutalités policières ou de racisme, mais ils dénoncent les nombreux contrôles souvent arbitraires qui sont ressentis comme du harcèlement par le pouvoir en place. Si la police harcèle c’est l’État qui humilie.
Le deuxième facteur vient de l’image d’une population maghrébine incapable de s’intégrer. Ce qui est complètement faux. La population maghrébine représente une part marginal des banlieues. De plus, il s’agit d’une population ayant un taux élevé de mariages intercommunautaires et dont la fécondité est égale à la moyenne nationale. Enfin, cette population à un taux de femmes exerçant un emploi en augmentation.
Un troisième facteur de ségrégation sociale est la stigmatisation par le spectateur citoyen. Le téléspectateur se forge des préjugés par méconnaissance. Il ne connaît pas la banlieue ou du moins il connaît ce que l’on souhaite lui faire connaître soit par les médias soit par les lois répressives. De ce fait, l’État créer une mise au ban symbolique. Cette mise au ban entraîne la méfiance de l’employeur vis-à-vis d’une population issue d’un quartier. Cette méfiance augmente le taux de chômage déjà élevé et conduit à l’exclusion sociale. Cette méfiance est aussi partagée par les commerçants qui sont réticents à s’installer dans ces quartiers, ce qui amène à exclusion économique.
La suppression de la carte scolaire a achevé cette exclusion sociale puisque les classes moyennes ont fuit la mixité sociale. L’école est devenue un facteur important de la ségrégation sociale. Le succès des écoles privées ou confessionnelles affirme la perte de confiance dans l’école de la République. Fini les écoles privées pour les mauvais élèves, maintenant c’est l’école publique qui s’en charge, préférant laisser le privé accueillir les bons éléments.
Nicolas Sarkozy ne fait qu’alimenter le feu du problème, il attise les braises du Kärcher et de la racaille. Cette politique est un échec car elle n’a pas résolu la détresse sociale et psychologique qui gangrène la banlieue. Cet abandon par le pouvoir est criminel. Pour toute réponse nous supprimons la police de proximité et injectons des millions d’investissements dans la pierre alors que nous devons investir dans l’humain. L’émergence de la violence urbaine en banlieue révèle une crise profonde de l’État traduite par la perte de confiance et de rayonnement par le citoyen.


*******
Monsieur Madec,
En tant qu’habitant de Seine-Saint-Denis, je dois reconnaître une certaine acuité dans votre analyse. En pointant les médias et l’Etat, vous désignez les responsables principaux de la persistance des violences en banlieue.
Je considère en effet les médias comme les premiers responsables des problèmes qui existent en banlieue, car ils n’ont de cesse de véhiculer une image péjorative de la jeune population qui y vit.
Par conséquent, un certain nombre de personnes, qui ne connaissent pas la banlieue, ne peuvent se forger une opinion sur les quartiers sensibles que par l’intermédiaire des images ou des nouvelles que répandent les médias. Et, de ce fait, ces personnes viennent à lier les problèmes sociaux qui règnent dans les quartiers difficiles à tous les jeunes qui y vivent.
C’est bien regrettable, car cette persécution des médias vis-à-vis des jeunes des quartiers sensibles crée une véritable fracture sociale et un grave choc d’opinion : à la peur grandissante des « personnes extérieures»  à la banlieue s’oppose le développement d’un sentiment de fatalité et de colère des « jeunes de banlieue»  !!
Autre grand responsable : l’Etat. Nicolas Sarkozy ne vient dans les banlieues dites « sensibles»  que pour passer ses messages de fermeté et de lutte contre la délinquance. Il ne fait que mettre de l’huile sur le feu, sans apporter de solution, en termes d’éducation ou de prévention, pour éradiquer durablement la violence en banlieue.
Mais si l’on se souvient que le Président, peu avant son élection, déclara dans le magazine Psychologies de mars 2007 que nos actes s’expliquent bien mieux par des facteurs génétiques que par notre environnement ou notre éducation, on ne peut en aucun cas être surpris par son attitude. Pour lui, les « jeunes de banlieue»  sont donc programmés dès la naissance pour être violents et incompétents, donc il ne sert à rien de leur apporter les moyens de réussir leur vie.
Heureusement, la réalité est tout autre. Les banlieues regorgent de certaines richesses dont le développement pourrait apporter beaucoup à la France. Mais les médias et l’Etat se privent bien d’en parler.
Pourquoi ne fait-on pas de reportage sur le parc Biocitech situé à Romainville, par exemple ? S’il était plus médiatisé, ce parc d’entreprises spécialisées en biotechnologies pourrait attirer de nouveaux investisseurs ou encore faire naître chez les jeunes franciliens de nouvelles vocations !! Ce parc pourrait devenir un pôle technologique de premier plan au niveau national, et peut-être même au niveau mondial, si l’Etat apportait son soutien.
La question des médias sera donc, à mon avis, nécessaire à aborder dans l’atelier-débat que Marianne Louis tiendra à la rentrée sur le thème : « Faut-il avoir peur de la banlieue ?» 
*******

Des Questions
1) Lisez le premier texte et réfléchissez sur le champs lexical utilisé par les médias pour parler de la banlieu en France.  Quel est le problème de ce champs lexical selon le senateur socialiste ? 
2) Qu’est-ce que vous pourriez dire à propos de famille de mots en lisant ces deux textes ? (faites attention aux 5e et 6e paragraphes du premier texte pour donner des exemples d’une famille de mots)
3) Dans la ligne 17 du premier texte, vous avez le mot « sarkozyste ». Qu´est-ce que vous pourriez dire sur ce mot en considérant la formation de mots par dérivation.
4) Choisissez d’autre mots des deux textes pour exemplifier les trois possibilités de formation des mots par dérivation (suffixe, préfixe)
Préfixe + racine
Racine + suffixe
Préfixe + racine + suffixe
5) Dans la ligne 61 vous avez le verbe « gangrène » (présent, 3e  personne du singulier). Est-ce que vous pourriez considérer ce mot comme une figure de langage ? Laquelle ? Pour quoi ?
6) Dans la ligne 10 du 2e texte vous avez l’expression « vis-à-vis ». Cette expression peut être considérée comme une expression figée ? Pourquoi ? Est-ce qu’on peut dire le même sur l’expression « jeune de banlieue » utilisée dans le premier texte ? Expliquez.
7) Dans la ligne 1 du premier texte vous avez le mot « week-end ». Comment pourriez-vous expliquer la présence de ce mot dans un texte écrit en français ? Pensez à la formation des mots du français pour répondre cette question.